DOGON

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Les Dogons sont un peuple du Mali, en Afrique de l'Ouest. Leur population est estimée à 700 000 personnes.

Ils occupent la région, nommée Pays Dogon, qui va de la falaise de Bandiagara au sud-ouest de la boucle du Niger.

Quelques Dogons sont installés dans le nord du Burkina Faso, d'autres se sont installés en Côte d'Ivoire.

Les Dogons sont avant tout des cultivateurs (essentiellement du mil) et des forgerons.

Ils sont réputés pour leur cosmogonie et leurs sculptures. La langue parlée par les Dogons est le dogon qui regroupe plusieurs dialectes.

Il existe aussi une langue secrète, le sigi so, langue réservée à la société des masques.

Les Dogons sont liés avec l’ethnie des Bozos par la parenté à plaisanterie. Dogons et Bozos se moquent réciproquement, mais parallèlement se doivent assistance.

Les Dogons sont avant tout des cultivateurs, de petit mil, de sorgho et de riz, ainsi que d'oignons et de quelques autres légumes peu exigeants en eau.

Le mil, qu'ils entreposent dans des greniers, est la base de leur alimentation, mais la culture de l'oignon (qui représente près d'un tiers des surfaces cultivables de la falaise) est essentielle à leur économie, puisqu'ils sont exportés dans les villes des alentours et servent de monnaie d'échange avec les autres ethnies (par exemple pour l'achat de poissons aux Bozos).

Ils élèvent aussi du petit bétail, surtout des moutons et des poulets.

Les bovins et les ovins sont confiés aux Peuls vivant plus bas, en plaine. Les Dogons pratiquent aussi l'apiculture.
Grenier à grain

Traditionnellement les dogons sont aussi des forgerons réputés.

Une étude récente a mis en évidence la production de fer et d'outils en fer forgé du temps des Tellems au VIe siècle, production devenue quasi industrielle du XIVe siècle au XIXe siècle à l'époque Dogon.

Il apparaît que diverses techniques de récupération du fer, à partir du minerai trouvé en divers endroits de la falaise de Bandiagara, aient été mises au point dans différents villages parfois séparés de quelques dizaines de kilomètres[10].

Cette production, déjà avérée sur le site de la falaise pendant plus de mille trois cents ans (à raison d'environ 15 tonnes estimées par an), permet de mieux comprendre le statut particulier et respecté des forgerons dans la société dogon, ainsi que les échanges commerciaux que pratiquaient les Dogons.

Le tissage du coton est l’affaire des hommes. Les tisserands installent leur métier à tisser sur la voie publique.

Dans les villages, le marché a lieu tous les 5 jours, ce qui correspond à la semaine dogon.

La lutte traditionnelle est très pratiquée par les garçons et les jeunes hommes. Des tournois réguliers sont organisés entre quartiers et entre villages.

HISTOIRE

Les Dogons seraient venus du Mandé, région située au sud-ouest du Mali au XIVe siècle pour éviter l'islamisation.

Ils se seraient installés à Kani Bonzon avant de se disperser sur trois sites que sont la Falaise de Bandiagara (site mis en 2003 sur la liste mondiale du patrimoine de l'UNESCO, le plateau (région de Sangha) et la plaine.

Cette falaise était alors habitée par les Tellem, portant aussi le nom de kurumba.

D'après les Dogons, les Bana ont précédé les Tellem.

Même s'ils ont longtemps subi la domination des divers peuples ayant créé de grands empires ou royaumes, les Dogons ont toujours su conserver leur indépendance à cause de la difficulté d'accès à leurs territoires montagneux isolés.

Les Dogons luttèrent farouchement contre les Mossis à l'époque de l'empire sonhrai, puis contre les Peuls à partir du XVIIe siècle.

Les Dogons et les Soninkés sont très liés, les Dogons étaient parfois influencés culturellement et linguistiquement par les Soninkés dont certains se sont mélangés aux Dogons lors de leur grande dispersion après la chute de l'empire du Ghana.

Traditionnellement, les hommes dogons sont en général vêtus d'un boubou ou d'une tunique ouverte sur les côtés, et d'un pantalon tissé de trois bandes de chaque côté des cuisses.

Les vêtements de couleur marron, ocre, jaune sont préférés.

Les Dogons portent le chapeau conique, mais plus souvent encore le bonnet, surtout chez les hommes âgés.

Autrefois les hommes portaient les cheveux très longs et frisés.

Sur le haut de la tête un cimier était fait avec les cheveux.

Quand les cheveux étaient jugés trop courts, on y ajoutait des éléments.

Généralement les cheveux sont rasés vers l'âge de 45 ans.

Une ceinture de cauris encercle la tête. Des bracelets de cuivre ou d'argent sont portés au bras, ainsi que des bagues au doigt.

Les talismans sont très utilisés. On y ajoute des poils de queue d'éléphant pour la force.

Les femmes dogons portent le pagne et le boubou féminin.

Les coiffures sont très riches et variées. Elles sont en forme de casque, avec de longue mèches tressées sur les côtés, un nœud de cheveux sur la nuque et le cimier sur le haut du crâne.

À la coiffure sont ajoutés des perles ainsi que des bijoux d'or ou d'argent.

 Les oreilles sont percées et de nombreuses boucles d'or y sont fixées en forme de cercle.

Vers l'âge de trois ans un anneau est fixé à la lèvre inférieure pour le premier stade d'initiation à la parole, puis trois anneaux au nez entre 10 et 12 ans, celui du milieu en cuivre pour attirer les bonnes paroles et les autres en aluminium pour chasser les mauvaises.

Les pierres précieuses sont aussi utilisées pour les parures. On n'observe ni scarification ni tatouage.

Source : Wikipedia