FRANCAIS

Actes non vertueux, Miguéwa tchou:

 

Outre qu'il s'agit d'actes nuisibles à l'esprit, ils sont nuisibles aux êtres.

Celui qui entre sur la voie bouddhiste s'engage à ne plus les commettres:

trois sont physiques: tuer, voler, avoir une conduite sexuelle incorrect; 

quatre sont verbaux: mentir, calomnier, injurier, parler inutilement; 

trois sont mentaux: envier, avoir de mauvaises intentions et des vues fausses.

Agir ainsi crée un karma* négatif et entraîne une renaissance dans les mondes inférieurs du cycle des existences.

 

Bols chantants

Ils se rattachent à la culture pré-bouddhiste animiste chamaniste Bön de l'Himalaya d'où leur nom, souvent employé, de " bols tibétains ". L'origine de ces bols remonterait à l'âge du bronze.

Venus d'extrême orient, via la Mongolie, ils auraient été introduits au Tibet par des forgerons nomades adeptes du Chamanisme.

Ils sont fabriqués actuellement au Népal, en Inde, au Bhutan et au Tibet.

Les bols chantants sont normalement constitués d'un alliage de sept métaux représentant 7 planètes du Système Solaire : l'or (le Soleil), l'argent (la Lune), le mercure (Mercure), le cuivre (Venus), le fer (Mars), l'étain (Jupiter), le plomb (Saturne).

La légende dit que le fer employé aurait une origine céleste et viendrait de météorites ramassées dans I'Himalaya.

Les alliages diffèrent suivant l'origine de la fabrication : riches en argent et en étain pour les bols d'origine tibétaine, plus riches en cuivre pour les bols fabriqués au Népal qui ont une teinte laiton pâle.

Les bols sont obtenus en martelant une plaque de métal sur une forme qui laisse des traces de façonnage sur le pourtour.

On peut faire sonner les bols chantants en les frappant ou en les frottant.

La manière la plus simple est de frapper le bol à la manière d'un gong.

Pour cela on peut utiliser une mailloche recouverte de feutre.

Cette méthode permet d'assourdir le bruit de l'impact et d'obtenir un son très pur.

On peut utiliser aussi simplement le doigt ou l'ongle.

L'autre manière est de frotter le bord extérieur du bol avec un bâton de bois dur.

 Le bol est posé sur la paume ou sur le bout des doigts de la main gauche.

Le bâton est fermement tenu de la main droite.

Le mouvement circulaire sur le bord du bol doit être régulier et relativement lent, la pression du bâton soutenue.

 Avec un peu d'entraînement, un son chantant, riche en harmoniques va s'élever, transmettant ses ondes au corps entier par l'intermédiaire de la main gauche.

C'est à cette technique que ces bols doivent leur nom de " bols chantants ", elle serait celle utilisée autrefois par les Chamans.

Si l’on arrête le frottement, le son va disparaître progressivement mais la vibration persistera quelques minutes encore.

 

Cloche: en tibétain drilbou

Elle symbolise, d'une manière générale, la vacuité (la vacuité ne signifie pas que rien n'existe, mais que les phénomènes n'existent pas tels que nous les percevons en raison du voile de l'ignorance qui recouvre notre esprit).

Examinons chacune des parties de la cloche:

1. Sa partie creuse représente la vacuité et son battant le "son" de la vacuité (c'est-à-dire sa dynamique contenant potentiellement la manifestation)

2. Le lotus à huit pétales symbolisent les huit bodhisattvas féminins, associés à l'idée de vacuité comme toutes les divinités féminines.

3. Le vase contient le nectar des accomplissement.

4. Le visage sur le manche est celui de la divinité féminine Prajnaparamitam symbole de la connaissance de la vacuité.

5. Le vajra renferme son prope symbolisme tel que vu plus haut.

 

La cloche forme une paire avec le vajra, leur union repésentant l'union de la connaissance et des moyens habiles; ou encore de la connaissance et de la compassion; c'est aussi l'union des principes féminin et masculin.

Vajra et cloche, en rainson de les très puissante fonction symbolique, sont fréquemment utilisé au cours d'un rituel, le premier étant toujours tenu de la main droite et la seconde de la main gauche.

 

Drapeaux de prières

Ils sont de deux sortes : - les loungta « chevaux de vent » : guirlandes de petits rectangles de tissu imprimés de différents mantras ou de prières.

 Ils sont souvent de cinq couleurs : blanc, jaune, vert, rouge et bleu.

Ils sont considérés comme des porte-bonheur possédant la capacité d’écarter les difficultés.

Leur nom vient du cheval imprimé sur la plupart d’entre eux, cheval représenté portant les Trois Joyaux : le Bouddha, le Dharma (la doctrine) et la Sangha (la communauté des disciples). - les darchok, longues bannières de tissu accrochées à des mâts de trois à cinq mètres de haut.

Le vent qui souffle caresse au passage les formules sacrées imprimées et les disperse ainsi dans l’espace.

 

 

Gautama:

Nom de lignée par lequel les textes anciens désignent le Bouddha* historique, Shâkyamuni*.

 

Karma (skt), Lé:

Textuellement il s'agit de "l'action", qui ici s'inscrit dans le contexte dynamique de la loi de cause à effet.

Tout acte, physique, verbal ou mental, entraîne une conséquence positive, négative ou neutre, qui échappe au moins pariellement à l'acteur.

Le karma n'agit pas de manière linéaire: les conséquences d'un acte n'apparaissent pas automatiquement dans la vie suivante. Il s'agit plutôt d'un processus d'accumulation de causes qui, une fois que toutes les conditions sont réunies arrivent à maturité en formant un fruit, un conséquence.

Un acte est dit complet s'il remplit cinq conditions qui sont, en prenant le meurtre comme exemple:

* un objet (victime) * une intention (tuer) * l'acte en lui-même (le meurtre commis par soi-même ou par un complice)

* le jeu des trois poisons (ici la colère-aversion)

* le but est atteint (la victime est morte avant le meurtrier)

Si l'une de ces condition n'est pas remplie (cas d'un acte involontaire, de la mort de l'agresseur avant celle de l'agressé, etc...) les conséquences seront modulées.

Il existe aussi des karmas automatiques venant des conditions formées par le monde dans lequel l'esprit c'est incarné, et contre lesquels il est impossible de faire quoi que ce soit: attrapper un rhume, tuer des micro-organismes en respirant, etc...

Le karma n'a pas d'aspect inéluctable dans le sens ou l'attention portée à ses actions influes sur le karma en devenir; et les pratiques de purifications et de confession principalement, peuvent au moins alléger les conséquences des actes déjà commis.

En outre, les Discours rappellent que seule la personne ayant agi peut annuler ou améliorer son karma, que "le karma d'un seul être ne peut être effacé par la prière de mille bouddhas*".

Cette idée de karma renvoie donc à celle de responsabilité personnelle dans l'instant où l'on vit, vis-à-vis de sa propre existence, comme de celle des autres.

 

Katrika drikuk (tib.)

Ce " couteau hachoir " est utilisé lors du rituel tibétain de " L'Enterrement aérien " et symbolise la désintégration de la matière ainsi que des actions négatives qui s'y rattachent et leur transformation en forces positives.

Le pommeau est constitué par un dorjé

 

 

Lotus, Péma (padma):

Le lotus est un symbole de pureté.

 Naissant dans la boue, il produit une fleur immaculée; de même, de l'esprit souillé par le cycle des existences peut jaillir la pureté primordiale qui est la sienne.

Le lotus est aussi un symbole de l'activité du bodhisattva* qui, tout en restant dans le cycle des existences* comme le lotus reste dans sa mare, ne peut-être corrompu par les émotions.

Le lotus est le symbole d'une famille de bouddhas*3, celle présidée par Amitâbha.

 

Mandala (skt), Kyilkhor: Figure symbolisant toutes les facettes d'un aspect de l'esprit.

La place centrale (kyil) est occupée par une déité qui rassemble à elle seule toute les dimensions invoquées; son entourage (khor) en emontre les différents champs d'action avec plus ou moins de détails.

Dans les représentations icnonographique, les mandalas se présentent comme une vue aérienne du palais de la déité entouré de trois enceintes: à l'extérieur, le cercle de feu dont la fonction est protectrice; un seconde cercle de dordjé indique l'indéstructibilité de l'esprit; le cercle intéreur, fait de pétales de lotus, symbolise sa pureté.

Pour les aspects courroucés, le cercle des huits charniers est ajouté à l'extérieur.

 Le terme de mandala est aussi utilisé pour évoquer le maître et son entourrage de disciples.

 

Mantra (skt), Ngag:

Etymologiquement, le mantra est une "protection de l'esprit", pris ici dans sa fonction intellectuelle (skt. manas).

Il s'agit d'une formule dont l'objet est de maintenir l'esprit stable, libre de toute forme de construction mentale.

Un mantra est formé d'une juxtaposition de syllables, à la signification exclusivement symbolique, dont la résonance intérieures révèle les qualités spirituelles avec lesquelles il est en harmonie.

Chaque déité, en tant que personnification d'une facette de l'esprit pur, a donc son ou ses mantras qui ne peuvent être transmis que par des maîtres, le plus souvent dans le cadre d'une initation.

Certains peuvent être prononcés indéfiniment, d'autres non: certains peuvent être prononcés haute voix, d'autre non.

 

Milarepa:

Disciple de Marpa, grand traducteur de textes bouddhiques, au XI siècle, il apparaît comme le figure la plus célébre du bouddhisme tibétain. Il doit sa renommée non seulement à sa "réalisation", mais aussi aux nombreux chants spirituels qu'il a composé.

 

 

Mala :

en tibétain trèngwa C'est le rosaire du bouddhiste, l'objet dont le moine (voire le pratiquant laïc) ne se sépare presque jamais, le tenant à la main ou enroulé autour du poignet.


Le mala est tout d'abord un onjet utilitaire: il sert de support tactile à la récitation des mantras, en même temps qu'il est utilesé pour les compter si l'on s'est fixé d'en répéter un nombre défini. L'égrener devient, cheu certains fidèles, un qiasi automatisme qui se met en oeuvre dès que les mains sont libres.


Le mala est composé de 108 perles enfilées, ce qui justifie son nom, puisqu'il signifie simplement "guirlande" (de perles). Les différents composants recèlent chacun une signification symbolique précisent:

1. La grosse perle - souvent en ivoire ou en os - qui clôt la boucle repésente la connaissance de la vacuité
2. Le petit cône quila surmonte est la marque de la vacuité elle-même
3. Le cordon sur lequel les perles snt enfilées doit, théoriquement se présenter comme une tresse de plusieurs fils:
* trois fils symbolisent les "trois Corps" d'un Bouddha (Corps Absolu, Corps de Gloire et Corps d'Emanation);
* cinq fils symbolisent les "cinq sagesses" (voir vajra) ou les "cinq familles" de bouddhas (famille de bouddha, famille du vajra, famille du joyau, famille du lotus, famille de l'activité)
* neuf fils symbolisent le bouddha primordial Vajradhara et les huit grands bodhisattvas.
4. Le compteur terminé par un petit vajra représente les moyens habiles et la compassion.
5. Le compteur terminé pas une petit cloche représente la connaissance et la vacuité
6. Ses dix anneaux servent à comptabiliser les centaines de mantras.
7. Les perles elles-mêmes peuvent être de différentes matières: graine de l'Arbre de Bodhi, bois de santal, pierre semi-précieuse, corail, etc...






On tient toujours le mala de la main gauche, faisant glisser les perles sur l''index à l'aide du pouce.

On l'égrène en tirant les perles vers soi, ce qui symbolise que l'on tire les êtres hors de la souffrance.

Chaque tour se termine à la grosse perle et, sans la franchir, on retourne le mala pour repartir dans l'autre sens. Bien que le mala compte 108 perles, chaque tour est compté pour 100, les huits autres étant "offertes" pour les éventuelles erreurs commises lors de la récitation.

 

Moulin à prières (tib. “mani korlo”)

Il en existe de plusieurs types : - les petits, que l’on fait tourner à la main assis ou en marchant ; - les grands moulins, sur des axes fixes, souvent disposés en rangées le long d’un mur ou d’un chemin, et que l’on actionne à la main en passant; - les moulins mesurant jusqu’à deux mètres de haut, dotés de poignets permettant de les actionner.

Le moulin est formé d’un cylindre contenant des feuilles de papier ou des pièces de tissu imprimées de mantras* et enroulées autour de l’axe du moulin.

La mise en rotation du moulin équivaut à faire circuler l’énergie des mantras qu’il contient, dans l’idée de faire profiter tous les êtres de leur action bénéfique.

 

 

Phurbu (tib), vajrakila (skrt)

« Clou du Tonnerre » Poignard rituel dont la lame à triple arête est surmontée d'une gueule de Makara (animal mythique à trompe d'éléphant) qui semble avaler la lame, et d'un manche représentant une divinité à triple tête.

Il sert à la libération du mal.

 Il est utilisé lors des danses rituelles de lamas pour anéantir les démons, ennemis de l'Enseignement .

 

Tantra (skt), Gyu:

Ensemble des instruction formant le troisième cycle d'enseignements donnés par le Bouddha* et qui sont propres au Véhicule adamantin*.

Sauf cas particulier, ils ne sont accesible qu'aux personnes ayant achevé l'ensemble des pratiques préliminaires.

Ils proposent des techniques spirituelles très élaborées dont l'effet est d'obtenir l'état de bouddha* "en une vie et un corps", c'est-à-dire au plus tard au moment de la mort.

Si les tantras concernent toujours la pratique spirituelle, ils peuvent aussi recouvir des domaines comme la médecine, et l'astrologie.

Leur transmission est graduelle, les textes sont toujours complétés par des instructions orales non écrites.

Ils traitent de la nature de l'esprit en donnant des moyens permettant de l'actualiser rapidement, comme des techniques psyicho-physiologiques, des conseils sur le phases de la méditation, etc...

Cette transmission doit être faite par un maître qualifié lors d'une initation; elle entraîne toujours le disciple à respecter des engagements solennels.

Il existe traditionnellement quatre familles de tantras: kriyâtantra, charyâtantra, yogatantra et anuttarayogatantra.

Dans la lignée des Nyingmapas, s'ajoutant à ces classes de tantras, il existe les tantras internes du mahâyogatantra, de l'anuyoga et de l'atiyogatantra ou Grande Perfection.

 

Thangka:

Représentation sur tissu des bouddhas*, bodhisattvas*, etc...

Les thangkas sont généralement peintes, mais certaines sont brodées ou faites de tissus appliqués.

Souvent rectangulaire, leur taille est très variable; elle pouvait atteindre plusieurs dizaines de mêtres de longueur; elles étaitent alors exposées sur des emplacements prévu à cette effet, en général à côtés des monastères.

 

Vajra: en tibétain dorjé

C'est sans doute le symbole le plus important du bouddhisme tibétain.

Le terme signifie "diamant" et désigne la nature indestructible de l'esprit en soi, l'éveil, qui est à la fois impérissable et indivisible.

 Le petit sceptre semble être, à l'origine, le foudre de diamant du dieu Indra, c'est une marque de royauté et de puissance.

Lorsqu'il est associé à la cloche, le vajra symbolise les moyens habiles et la compassion, tandis que la cloche représente la connaissance  la vacuité.

 Les tenir ensemble dénote l'unité de la connaissance et des moyens.

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